le DivX 6
Avec la version 6, le DivX fait sa mue : de simple outil de compression vidéo, il devient format de fichier.

Thierry Jacquot , L'Ordinateur Individuel, le 15/02/2006 à 07h00

Le DivX a un succès fou. Tous les amateurs de vidéo connaissent sa principale qualité : il est capable de réduire de cinq à dix fois le poids d'un fichier vidéo, tout en lui conservant une qualité acceptable, du moins aux yeux des non-spécialistes. Jusqu'à sa version 5.2, le DivX se contentait de figurer parmi les meilleurs codecs vidéo. Un codec (acronyme de codeur/décodeur) est un morceau de logiciel ; une combinaison d'algorithmes utilisée pour encoder et décoder un fichier.

Ce type de compression est destructeur ; il dégrade le fichier d'origine, mais dans des proportions acceptables au moment de la restitution. C'est le cas du MP3 pour le son, et du DivX pour la vidéo. De ce point de vue, chaque codec est conçu et optimisé pour un type de données. Or, regarder un film, c'est aussi écouter une bande-son et parfois même lire des sous-titres. Ce que le DivX, limité à l'image vidéo, ne proposait pas. Pas plus qu'il ne permettait un accès direct par chapitres, à la manière du DVD.

En fait, pour être sonorisé, un DivX devait être associé à un fichier sonore, lui aussi compressé (en MP3, par exemple). Deux fichiers, l'un vidéo, l'autre audio, mais réunis en un seul. Car, jusqu'à présent, les vidéos compressées en DivX étaient contenues dans des fichiers AVI ( Audio Video Interleave ). Un format mis au point en 1992 par Microsoft et qui peut contenir des données vidéo et audio, quel que soit leur mode de compression..., un « container universel » , en quelque sorte.

L'ASF, le Mov et le Mpeg-4 croquent l'AVI

Comment lire un fichier AVI ? En utilisant un logiciel de lecture comme Windows Media Player de Microsoft, QuickTime d'Apple, ou Winamp de Nullsoft, capable de reconnaître le codec utilisé pour compresser chaque fichier, grâce à une signature apposée par ce même codec lors de la compression. Pendant la lecture, le logiciel retrouve sur le disque dur les codecs correspondants aux données, vidéo et audio, et les synchronise.

Mais le format AVI a vieilli : en effet, il ne gère que l'audio et la vidéo. A moins d'opérer quelques bidouillages, il ignore ce qu'est un sous-titrage, un chapitrage ou une diffusion en streaming (affichage de vidéos en ligne). Des fonctions que proposent le nouveau format ASF de Microsoft, le Mov d'Apple et le Mpeg-4. Pour gagner le respect des amateurs de vidéo (indispensable à son développement commercial), la société DivX Networks se devait donc de proposer son propre format de « container ». C'est chose faite avec la version 6 (et la 6.1 depuis le 12 décembre). Ce container porte un nom : DivX Media Format, ou DMF. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, ces fichiers sont désormais facilement identifiables : en effet, ils portent l'extension .divx.

Du point de vue de la compression aussi, la version 6 s'avère plus performante : selon DivX Networks, le poids des fichiers est réduit de 20 % à 40 % par rapport au DivX 5. Et, avec la toute dernière version, la 6.1, la vitesse d'encodage est également améliorée : de 14 % à 80 % avec les processeurs simple coeur, jusqu'à 250 % avec les processeurs double coeur et hyperthreading, affirme l'éditeur. Pour lire un fichier encodé en DivX 6 et pouvoir en exploiter l'interactivité, une seule solution : télécharger, sur le site de l'éditeur, le logiciel DivX Player (gratuit).

Certes, on peut toujours continuer à lire les fichiers .divx à l'aide d'un logiciel de lecture multimédia classique, mais à condition de changer au préalable l'extension .divx en .avi, ce qui provoque alors la perte de tous les éléments d'interactivité.

Il en va de même pour les platines de salon certifiées DivX, voire simplement compatible Mpeg-4. Pour profiter des atouts du DivX 6, il faut changer de lecteur de DVD ! Les premières platines compatibles arrivent bientôt dans les rayons. Elles porteront la mention DivX Ultra certified.

Des vidéos plus légères et plus fluides

Pour réduire la taille des vidéos, l'encodeur du DivX 6 s'appuie sur des outils de la norme Mpeg-4 part 2 : la prédiction d'images, le mode d'optimisation QPel et la compression avancée GMC.


Un contenu plus riche

Avec la version 6, le DivX devient un vrai « container » ; une sorte de boîte pouvant contenir du son, des images animées ou fixes, du texte... La taille des containers DivX n'est pas limitée. Ils peuvent stocker plusieurs pistes vidéo, encodées avec des définitions différentes (pour être regardées, par exemple, aussi bien sur un téléviseur que sur un baladeur vidéo), plusieurs pistes audio (jusqu'à 8, de type MP3, AC3, Ogg Vorbis, WMA, etc.), enrichies par des sous-titres (8 au maximum) ainsi que les données nécessaires au chapitrage des films.

En clair, lorsqu'on lit un fichier encodé en DivX 6 ou 6.1, ce que l'on voit s'apparente au contenu d'un DVD : une vidéo avec du son, éventuellement en plusieurs langues au choix, des sous-titres également proposés en plusieurs langues, et un menu qui permet d'accéder aux différents chapitres.


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