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La pile à combustible dans les centres de
données Ecologique et simple, la pile à combustible autorise des économies
d'énergie importantes. Mais sa fabrication reste chère.
Kareen
Frascaria , 01 Informatique, le 20/04/2006 à
07h00
La pile à combustible a toujours fait rêver les
industriels. Capable de convertir de l'énergie chimique en énergie électrique et
thermique, elle connaît un regain d'intérêt depuis quinze ans. Car la planète a
pris conscience de l'urgence de produire une énergie moins polluante que le
pétrole, le gaz naturel ou le charbon.
Or, se fondant sur une réaction chimique à base de
composants non polluants, la pile à combustible est écologique. Elle aurait de
nombreuses applications - des prototypes pour la plupart. Entre autres, dans les
domaines de l'automobile, des téléphones mobiles ou des ordinateurs
portables.
Une capacité de 10 kW
APC applique ce principe aux unités de secours
électriques dans les salles informatiques. Il s'agit d'un développement
européen, qui a impliqué pendant quatre ans des chercheurs de la Communauté dans
un laboratoire basé au Danemark. Produisant au moins 10 kW, la solution FC XR
vise à remplacer les batteries ou les groupes électrogènes diesels ou à gaz. A
l'inverse des batteries, la pile à combustible n'a pas besoin d'être chargée en
permanence.
Bien qu'ils offrent le meilleur rapport efficacité/coût,
les groupes électrogènes sont polluants et parfois interdits par les
réglementations. Mais, pour l'heure, l'aspect écologique et les économies
d'énergie ne compensent pas les coûts initiaux de mise en place d'une telle
solution. Des innovations technologiques réduisant le coût de fabrication de la
pile pourraient la rendre incontournable.
Une alternative aux batteries standards
1. La réaction chimique
 Dans toutes les
piles à combustible, la réaction mise en oeuvre est une électrolyse (avec anode
et cathode). En présence de platine (le catalyseur de la réaction), l'hydrogène,
combustible, réagit au contact de l'oxygène, produisant au final de l'eau chaude
(laquelle sera évacuée ensuite par le système) et de l'électricité. Cette
réaction s'avère simple à réaliser, car l'oxygène se trouve disponible dans
l'air, et donc dans toutes les salles informatiques.
2. L'hydrogène, combustible idéal
 La
production d'énergie de secours avec des piles à combustible nécessite une
grande quantité d'hydrogène, si l'entreprise souhaite disposer d'un temps
d'autonomie plus long. Or, l'hydrogène n'existe pas à l'état naturel, mais son
procédé de fabrication est simple et écologique. A condition, toutefois, de ne
pas utiliser des produits fossiles (gaz naturel, pétrole, etc.). Et d'éviter
ainsi l'émission de polluants.
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3. Moins encombrant que les batteries
 Les batteries de secours se montrent les plus répandues dans les
centres de données. Mais leur utilisation n'apparaît raisonnable que lorsque le
besoin en autonomie n'excède pas quelques dizaines de minutes, voire une heure.
Non seulement pour leur coût et leur maintenance (il faut rajouter des
batteries), mais aussi du fait de leur encombrement dans la salle. Dans le cas
de la pile à combustible, il suffit d'augmenter la quantité d'hydrogène, bien
plus facile à stocker dans une salle informatique. Un argument que cette
technologie partage avec les groupes électrogènes.
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